Essai-erreur

La technique de l’essai-erreur est une approche scientifiques. Chercher sans cesse, faire confiance à l’instinct, aux liens invisibles, à la grâce imprévue et considérer le processus de création comme aussi important que l’objet de recherche artistique lui-même. Autrement dit : quand un projet artistique se heurte à une série d’obstacles et ouvre des questionnements, pourquoi ne pas décider que le résultat en soit le récit ?. On n’inventera pas la pénicilline (trouvée par erreur) mais on s’amusera à inventer des danses parce qu’on a un caillou dans la chaussure !

Travailler avec les matériaux du réel

Nous puisons nos matières du réel : collecte, récits, dates, faits, rapports... Au plateau, cette démarche documentaire travaille main dans la main avec la fiction, la mise en jeu. Le matériau documentaire tend, par l’écriture et la mise en scène, à devenir narration, poétique ou onirique. Transfigurer le réel sur le plateau ou hors les murs, dans la rue, pour construire des espaces de liberté formelle et des terrains de jeu. Comment notre environnement nous construit-il et quel point de vue subjectif traduit notre rapport politique, social au monde ?

Être auteur(s) de sa propre parole

(S’)écrire, (se) raconter, c’est une manière de s’approprier son histoire intime et d’agir sur sa propre trajectoire. Avant d’être comédiens ou metteurs en scène, nous nous revendiquons d’abord comme un collectif d’auteurs. Auteurs de notre propre parole et parfois en charge de celle des autres par des mots, des images filmiques ou photographiques ou encore de la musique : cette parole circule entre les projets individuels et les projets portés par plusieurs membres du collectif. Une parole issue du réel, qui se transmet par le biais d’ateliers d’écriture et de protocoles d’écriture singuliers.

Penser la co-création en ateliers

Nous avons la conviction que chacun porte en lui un récit de vie. Nous organisons, en marge des créations, des ateliers d’écriture qui sont des passerelles entre le réel et la scène, entre ce qui est écrit et ce qui est lu/joué/performé. Des extraits de spectacle servent de support à un atelier et des textes d’ateliers viennent nourrir une création. Dans ce processus «écologique» d’écriture, rien ne se perd. L’atelier d’écriture devient un lieu de co-création avec des participants, et rapproche la scène et l’acte d’écrire.